Critiques en Rafales

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DEATH DEFYING ACTS

Cela va peut-être paraître contradictoire et ce n’est pas tout à fait la place pour le faire non plus, mais j’insiste.  Vraiment!  Voilà, il commence à y avoir un peu trop de versions originales anglaises SANS la trame française en dvd.  Je sais, venant de ma part, c’est franchement chialeux!!  J’ai toujours prôné l’original à la traduction, mais je me dois de penser aux autres et depuis quelques temps, des films sortent sans la piste française.  Et dans le cas présent, plusieurs manqueront un très bon film!!  Death defying acts de Gillian Armstrong (Mrs. Soffel; Little women) est basé sur un moment de la vie du magicien Harry Houdini, personnifié magnifiquement par Guy Pearce.  L’homme recherchait à contacter sa mère défunte et par le fait même, à démystifier l’occultisme et ses charlatans.  C’était sans compter sur Mary McGarvie (Catherine Zeta-Jones) et sa fille (Saoirse Ronan) dans l’Écosse de 1926.  Death… marie deux mondes que tout rapproche :  la magie et le cinéma.  Les deux ont des artifices sensiblement similaires et usent de la crédulité des gens.  Les deux offrent du divertissement, de l’intrigue et des effets.  Ce mariage est superbement dosé dans cette production, tout comme le jeu de faux-semblants entre les protagonistes et le miroir qu’ils se donnent à eux-mêmes et aux autres.  Pour ma part, c’est le côté scepticisme du « manager » (Timothy Spall) et la curiosité latente de la petite (Saoirse) qui m’ont accroché.  De plus, les scénaristes visitent la relation qu’avait Houdini avec son art, avec la Mort et les gens.  Il y a de tout pour tous les goûts et ce ménage est géré de main de maître par la réalisatrice.  Ne vous laissez pas rebuter par la langue de Shakespeare, je vous garantis un bon moment!! De la trempe de the Prestige de Christopher Nolan (sans les effets spéciaux).   4/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

STAR WARS : THE CLONE WARS/STAR WARS : LA GUERRE DES CLONES 

Je suis un fan fini!  Malgré tout, j’ai ce sentiment incessant qui me tenaille et que je dois assouvir.  À chaque fois que ces deux mots apparaissent, une parcelle d’espoir jaillit et crie :  « HOURRA!!  Star wars!! »  Et George Lucas, ce mégalomane peu inspiré, de profiter de notre crédulité pour nous gaver de ces méfaits.  La dernière trouvaille?  Un pilote de 1h40min en dessin animé pour une série télé lancée en grande trombe sur écran géant et chez McDo (je l’sais!  J’ai 5 figurines d’achetées!!)  Quant au produit en soi, les graphiques sont bien, l’histoire plutôt simpliste, la musique assommante (John Williams n’est pas de retour!!  Elle est de Kevin Kiner) et l’action plus qu’omniprésente!  En fait, c’est pétaradant et le rythme est trop appuyée, ce qui rend l’atmosphère quelque peu pesante, contrairement aux précédentes trilogies qui avaient encore ce petit côté zen et posé!  Le réalisateur Dave Filoni a un « certain » talent et les scénaristes (Henry Gilroy, Steven Melching et Scott Murphy), un grain d’irrévérence, mais cela n’aide que très peu à élever ce produit de masse vers les standards que nous, fans finis, avons établis au fil des années (surtout suite à la Menace fantôme!)  The Clone wars?  Bah!  ‘S’avale vite et se digère rapidement, sans risque d’indigestion, contrairement au Big Mac…  « Je vais vous acheter R2D2 bubblehead, madame la commis!?  Merci! »  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

KUNG FU PANDA 

Tordant!  Pas à se faire mal au ventre, mais le genre de rigolade qui s’imprime dans la tête et qui rend joyeux, même quelques jours plus tard.  C’est la réussite du film de Mark Osborne et John Stevenson, qu’on se rappelle de Kung fu panda pour ce qu’il est : un divertissement à la fine pointe, avec en prime, une histoire d’humilité et d’acceptation.  Car fine pointe technologique, Kung fu panda l’est!  Les couleurs, le graphisme, l’animation, les fonds d’écran, tout y est léché et fluide, très agréable à l’œil.  Quant aux personnages, les artisans réussissent à dessiner les voix des acteurs les personnifiant et on se plait à reconnaître Jack Black en gros nounours ou Angelina Jolie en tigresse (rrroaaarr!!).  Certains verront des similitudes dans le récit avec Star wars (la formation de l’apprenti avec son maître; la confrontation finale…) et c’est normal, vu que Lucas a puisé dans la mystique orientale pour sa série culte.  Donc, Kung fu panda ne copie pas, il revisite d’anciens mythes plus vieux que Vader et Skywalker.  Après Shrek, Dreamsworks a encore une fois touché son public, c’est-à-dire les 4 à 99 ans, avec le mélange gagnant d’allusions adulte/enfant!!  Champion!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

SAW V/DÉCADENCE V

La sauce est finalement prise au fond!  On a affaire avec le cinquième opus à une rétrospective des quatre premiers épisodes pour repartir à neuf (???!!) avec un nouveau dauphin.  Les scènes horrifiques sont plus dégueu que jamais et l’atmosphère poisseuse alourdit agréablement le film (comme les précédents, finalement!)  Les rennes ont été laissé par Darren Lynn Bousman et reprises par le directeur photo David Hackl, qui ne fait pas pire, mais pas mieux non plus!  Aucune signature tangible de sa part!  Patrick Melton et Marcus Dunstan ont concocté un scénario bouche-trou où le seul mérite est l’inventivité des pièges et le « dequessé » du retour à l’écran de Tobin Bell alias Jigsaw, malgré sa mort dans le TROISIÈME!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  Après Vendredi 13, 22 : Jason et ses rejetons, voici Décadence : on joue à la tag!!  « Soupir »………….  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

GLOBAL METAL

Suite logique à l’excellent documentaire Metal : a headbanger’s journey, le film de Sam Dunn et Scot McFadyen est moins exhaustif que le premier opus.  Tourné comme un road movie, on passe d’anecdotes à des infos globales (!) sur des cultures où le heavy métal est, soit encore à l’état marginal, soit un brin larvaire!  Il est tout de même très intéressant de découvrir des racines là où on s’y attend le moins (Indonésie).  Les intervenants feront saliver les amateurs de musique pesante et certains vous feront peut-être regretter la musique « pop » (Israël et l’Inde).  Mais le travail des anthropologues s’avère plutôt efficace et divertissant et permet une ouverture sur un monde encore méconnu, but visé par ceux-ci!  Honnêtement, j’étais conquis d’avance et je vous garantis que si vous avez apprécié le premier, Global metal défilera en un éclair sous vos yeux et vos oreilles.  Cours 101 sur la mondialisation!!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

TRANSSIBERIAN

Ne vous fiez pas à la précédente production de Brad Anderson pour vous faire une idée, car c’est le jour et la nuit entre Transsiberian et the Machinist (à voir A-B-S-O-L-U-M-E-N-T!!!).  On a affaire avec son dernier film à un mélange hommage à Runaway train (de Konchalovsky), Red heat et Dial M for murder.  Le gros problème avec Transsiberian est sa comédienne principale, Emily Mortimer.  Généralement excellente dans des seconds rôles, elle manque de constance et de conviction pour cette ex-paumée recyclée Jésus qui cache ses méfaits à son chum.  La faute revient aussi, en partie, au scénario d’Anderson et Will Conroy qui ne fait franchement pas la part belle au féminisme et aux Russes, caricaturés en bandits capitalistes et en policiers corrompus.  Dans ce rôle en particulier, j’avoue que sir Ben Kingsley est parfait et parvient à humaniser son personnage unidimensionnel.  Une bonne note aussi à Harrelson en copain aimant et compréhensif malgré l’adversité.  Mais l’intrigue ne parvient pas à captiver, car quelque peu convenu et linéaire, et certains punchs tournent à vide, parce que les scénaristes nous ont pris un peu trop pour des nouilles.  Malheureusement pour le réalisateur, Transsiberian le fait passer pour quelqu’un en manque d’inspiration, même si l’idée de baser l’action en ex-URSS aurait pu soulever des points idéologiques intéressants.  Mais Anderson et Conroy n’ont pas creusé à la bonne place et préféré la facilité.  Dommage…  2.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net  N.B. : Ne peut être vu qu’en version anglaise.

GET SMART/MAX LA MENACE

N’étant pas très familier avec la vieille série télé créée par Mel Brooks, le film de Peter Segal (Anger management; 50 first dates; Naked gun 33 1/3) ne m’inspirait ni de la crainte, ni de l’enthousiasme.  Je le regardai donc avec désintérêt!  (…)  Belle surprise, drôle et « presque » intelligent!!  Le personnage qu’incarne avec désinvolture et stoïcisme l’acteur Steve Carrel rappelle à la fois Austin Powers, l’inspecteur Clouseau et l’inspecteur Gadget, avec le flegme de 007.  Et il le fait, encore une fois, avec talent (on oublie sa « bifurcation » Evan almighty, d’accord?)  Get smart fait rire, ce qui commence à être rare de nos jours et ce sont des rires au-dessus de la ceinture, chose encore plus rare!!  Le mélange humour/action est excellent et tous les comédiens jouent bien sur la ligne mince de la caricature et du drame (peut-être Terrence Stamp en fait un tout petit peu trop…  Bah, je suis têteux!)  Il y a plusieurs bonnes idées dans Get smart (les clins d’œil technologiques, entre autres) et elles sont bien défendues.  Agréablement surpris!  3/5 (minimum) par François Gauthier cinemascope@deltar.net 

LE PIÈGE AMÉRICAIN

Rien de nouveau sous le soleil, sinon une variation toute personnelle de l’assassinat de JFK.  Cette pseudo-biographie du mafieux québécois Lucien Rivard n’amène aucune eau nouvelle au moulin, sinon Rivard lui-même.  J’avoue que ça flatte l’égo patriotique de savoir que, peut-être, un de notre « gang » aurait participé à un événement américain d’envergure (Relativisons!!  Cette page d’histoire n’est pas jo-jo!), mais la façon que Fabienne Larouche et Michel Trudeau ont écrit le récit est intéressante et loin d’être honteuse sur le plan mondial.  Le Piège américain ne fait pas trop «  low budget » et le réalisateur Charles Binamé a fait un beau travail esthétique, allant chercher l’atmosphère du film de 1991 d’Oliver Stone, avec des tons de sépia, de brun, d’orange et de gris.  Quant à Rémy Girard, il interprète le « comptable » avec détachement, ce qui rend l’homme plus « groundé », plus réel (mettons!)  Car l’idée du complot gouvernemental n’est pas neuve et introduire un élément nouveau dans une histoire que l’on connait (peut-être) peut paraître casse-cou.  Mais Binamé et son équipe ont fait un travail impeccable et on suit les péripéties d’un groupe de malfrats avec un certain intérêt.  ‘Faut aimer la politicallerie, car les noms fusent.  Le Piège américain est un drame correct…  Sans plus!  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

SHREK THE HALLS/JOYEUX NOËL SHREK

Marketing, quand tu nous tiens!  Mais si on oublie le côté mercantile de cette sortie, force est d’admettre que ce Shrek de Noël (sorti à la télé l’année passée) fait oublier le numéro trois qui était plutôt réchauffé.  Évidemment, une ½ heure concentrée peut aider l’entreprise et c’est le cas!  On retrouve les voix habituelles (Myers, Diaz, Murphy, Banderas), l’humour irrévérencieux des deux premières productions et l’esprit des Fêtes  plane avec (peu) de subtilité sur le « film » de Gary Trousdale.  On l’a tous déjà vu, mais…  On y rit tout de même!!  Ça bouche bien un trou…  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net 

HAROLD 

Malgré le thème maintes fois vus au cinéma (l’acceptation de la différence), force est admettre que le film de T. Sean Shannon est rafraîchissant grâce, surtout, aux performances des comédiens (Spencer Breslin et Cuba Gooding jr. en tête…  Enfin une de bonne pour Junior!!) et au scénario sarcastique et incisif de Greg Fields et du réalisateur.  Breslin joue un jeune de 13 ans chauve comme une bille et l’interprète comme un petit vieux ratoureux.  Vraiment bon!!  Les situations sont parfois quelque peu poussées, mais restent dans les limites du plausible et permettent à la production de se démarquer de ses prédécesseurs (Harold rappelle beaucoup Napoleon dynamite.  Bon point pour eux et un autre film à voir si ce n’est pas déjà fait!)  Une bonne petite comédie cachée sortie injustement « straight to dvd »!!!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

JOURNEY TO THE CENTER OF THE EARTH/VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE

Enfin un film 3D un peu plus substantiel.  On y retrouve toujours les allusions peu cachées de l’effet, mais au moins elles sont intégrées au récit et passent plus facilement le test.  On est loin de Jaws 3, en tout cas!!!!  Outre le fait que les scénaristes Michael Weiss, Jennifer Flackett et Mark Levin usent du récit de Jules Verne et que le film est de la pure science-fiction, ils ont au moins travaillé et recherché pour alimenter leur scénario d’éléments scientifiques vérifiables, ce qui flattent notre égo et approfondit l’histoire, en plus d’une bonne dose d’action.  Brendan Fraser est toujours aussi juvénile (terme poli pour « caractériel »!), mais dans ce genre de divertissement, on ne lui demande pas l’oscar!!  Journey… est un très bon film familial, mêlant humour, action et faits et rendant un hommage adéquat à l’auteur français.  Peut-être découvrirez-vous le « vernien » en vous en visionnant Voyage au centre de la Terre d’Eric Brevig?  Pour ma part, une partie de moi veut y croire, ce qui est un bon point pour le film!!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

HELL RIDE/EN ROUTE POUR L’ENFER

Soit Larry Bishop est un émule de Tarantino ou tout simplement un têteux de subvention, tant son film est un ramassis de clins d’œil à des classiques tels Pulp fiction, Easy riders, From dusk til dawn (mouais pour ce qui est du classicisme ici!)…  Hell ride tourne à vide, n’est prétexte qu’à la maxime « Sex, drug & rock’n’roll » à son niveau le plus primaire.  Le monde des motards n’est peut-être que ça, au fond!?!  Et ce n’est pas Bishop qui va changer la donne!  Un monde de machos virils, sans scrupule, direct, loyaux, blabla…  Que l’acteur/scénariste/réalisateur tente une incursion du côté psychologique rend encore plus ridicule l’expérience!!  C’est ben d’trop manichéen pour tenter l’coup, chose!!  Une bonne femme crève à cause d’un gang rival 30 ans avant pis là, on pète des faces!!  Voilà pour la psychologie 101 de Hell ride.  Il y a certes par courts moments des perles scénaristiques, mais elles viennent plus de l’univers de Tarantino que de Bishop même.  À voir pour sourire quelques secondes à la présence de Dennis Hopper en ancien motard!  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

THE STRANGERS/LES INCONNUS

De facture classique, the Strangers mise sa promotion sur le fait divers, le « tiré d’événements vécus ».  Tourné de façon assez banale, l’intérêt réside dans les plans larges d’une luminosité sinistre et dans le mystère entourant les intrus, les « inconnus » et leur véritable but.  Bryan Bertino réussit, malgré la linéarité et la prévisibilité de l’histoire, à instaurer une tension qui, malheureusement, se dissipera rapidement lorsque les « inconnus » entreront en contact plus direct avec le jeune couple (Liv Tyler et Scott Speedman).  Ce qu’il y avait d’intéressant, c’était la possibilité d’une certaine véracité dans les moments clés, l’inclusion du spectateur qui pourrait vivre ce genre de mésaventure!  Je mentirais si j’écrivais que je n’ai pas eu peur par moments, mais l’ensemble est trop « droite », trop simple pour se laisser vraiment emporter par l’effroyable terreur des protagonistes.  Tyler et Speedman sont crédibles, mais Bertino ne s’attardent pas assez à leur désarroi plus qu’à l’interaction des méchants invisibles, ce qui crée une distanciation non volontaire.  On voudrait être touché, marqué, mais on sent une certaine retenue dans la caméra du réalisateur, une caméra témoin, passive plus qu’active.  Malgré les clichés, vous frémirez… un peu, sans plus!!  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

 MONGOL 

Attelez-vous, si une envie oppressante vous tenaille de regarder ce prélude aux aventures d’un des plus grands conquérants que la Terre ait porté.  Car Mongol de Sergei Bodrov ne peut être vu qu’en version originale mongol avec sous-titres anglais.  Donc, si vous êtes féru d’histoires et débordé de patience, cette production ne devrait que vous chatouiller  la passion, tant le rythme est défaillant, les comédiens ne connaissent ni d’Eve, ni d’Adam l’Actor’s studio et …  C’est ça!!  Bodrov a une technique irréprochable, son œil s’apparentant à celui de Timur Beckmanbetov (la saga Night watch; Wanted) pour les scènes d’action, mais côté direction d’acteurs, seul leur talent peut les sauver.  Donc, on coule cet examen!  Mais la curiosité l’emportant, découvrir un peuple à travers ses us et coutumes et voir du paysage comme la Mongolie peut panser un peu des plaies.  Gengis Khan fut un grand homme, mais il y a toujours un commencement à tout.  Le bas de l’échelle, toujours le bas en premier et bébé deviendra grand…  Mais ça peut être long!!??!  2.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

DIE DREI RAUBER/LES TROIS BRIGANDS 

Quel petit film d’animation rafraîchissant venant d’ailleurs que Disney ou Dreamswork.  Les Trois brigands a ce petit côté simpliste et naïf qui excuse le manque de budget.  Car le graphisme, rappelant par moments Tex Avery ou Robert McKimson (de la Warner 1950), joue sans gêne dans la cour des grands.  Cette passion des artistes est contagieuse et on se laisse bercer par l’histoire d’une orpheline se faisant kidnapper par trois voleurs et les amadouant pour mieux les aimer, mon enfant!!  Le Hollandais Hayo Freitag a su capturer l’essence de la jeunesse et a dessiné l’insouciance et l’irrévérence de ceux-ci à travers des images tantôt chaudes, tantôt obscures, mais jamais froides et distales.  Laissez-vous charmer par la beauté, la simplicité et l’absence de « troisième niveau » de Die drei rauber.  Un retour en enfance, en perspective!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

WAR, INC.

À trop vouloir ridiculiser la guerre, le film de Joshua Seftel se perd en conjoncture.  Bien gentil de vouloir faire paradoxal en tirant à boulets rouges sur les nababs gouvernementaux et les multinationales en dénigrant les petites gens (dommages collatéraux), mais l’humour utilisé est très souvent de mauvais goût.  Quant à John Cusack, il retrouve encore une fois son personnage de prédilection, celui de l’homme-à-deux-faces,-en-constant-dilemme-avec-lui-même,-mais-un-bon-gars-au-fond!!  De vieilles pantoufles qu’il remplit merveilleusement, mais sans grande innovation.  Il était bien meilleur dans les Arnaqueurs et Grosse pointe blank, tant qu’à ça!  Les bons moments se passent avec sa sœur, Joan.  On sourit à plusieurs répliques cinglantes des scénaristes Mark Leyner, Jeremy Pikser et l’acteur (eh oui!), mais l’ensemble tourne à vide et la confusion règne en maître (quel concept avec le sujet choisi!)  Une certaine retenue aurait été plus de mise pour aider à faire passer le message des « méchants prolétariats qui mènent le monde, mais qu’on peut se prendre en mains.  Allez, champion! »  Bah, plus décevant qu’autre chose…  En passant, ne se voit qu’en version originale anglaise avec sous-titres.  2.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

QUARANTINE/EN QUARANTAINE

J’ai l’habitude de consacrer une critique pour un film en salle, mais, franchement, entre vous et moi, avec les « previews » de Quarantine…  Tsé, genre, comme!!  Question originalité, on repassera d’accord?!  Par contre, pour ce qui est de la récupération, le jeune John Erick Dowdle est tout ce qu’il y a de plus vert!  En plus de faire un remake de Rec, un film espagnol à petit budget qui date de l’année passée, il pioche sans vergogne dans Cloverfield, Blair witch project et Diary of the dead.  Est-ce de l’hommage ou de la lâcheté?  La faute revient-elle à Jaume Balaguero et son petit film (que je n’aie pas vu)?  Bon, il est vrai que Dowdle maîtrise bien le médium, sa direction artistique est impeccable et l’atmosphère tendue est bien rendue (bravo aux comédiens, Jennifer Carpenter la première).  Mais bof………..!!!!  La mode est au recyclage sans budget et on commence déjà à en souper.  En plus d’un Saw V à la fin du mois!!!!!!!!!!!!!!!  Alors, non merci!  Passez go…………..  (J’l’ai p’t-être vu, mais sans débourser.  J’chus pas c*ve non plus!)  Beuh!  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

PARANOID PARK

Gus Van Sant (Last days; Good Will Hunting; To die for) est un réalisateur unique.  Sa façon de montrer les gens, de les scruter, sa manière très « documentaire » de tourner un film, à la limite de l’expérimentation psychologique, nous amène bien souvent vers des frontières inexplorées.  L’introspection qu’il privilégie face à ses protagonistes plutôt que l’action de ceux-ci fascine.  Il continue l’expérience Éléphant avec Paranoid park, dépeignant un adolescent (Gabe Nevins) devant « dealer » avec des actes lourds de conséquences et ses aléas de tous les jours.  Le mélange fiction/réalité (enquête d’un meurtre/vie à l’école et premier amour) fait de Paranoid park un film très intéressant.  Le fait que Van Sant est choisi des non-professionnels pour personnifier ses rôles rend le film plus touchant et déroutant, car ceux-ci sont tous exceptionnellement naturel devant la caméra, surtout le jeune Nevins.  On ne peut que se laisser mener par l’enquête policière et constater jusqu’où un ado peut aller pour se façonner un chemin dans la vie.  Paranoid park est superbe!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

CHAPTER 27

On a tous une certaine fascination pour les tueurs en série, les psycho, les « outsiders ».  Manson, Oswald, Hitler, même des méchants fictifs deviennent, dans notre culture, plus grand que nature :  Darth Vader, Hannibal Lecter, …  C’est donc tout à fait logique qu’Hollywood profite de cet intérêt pour creuser plus loin la fascination.  Le dernier en liste se nomme Mark David Chapman, meurtrier de John Lennon en 1980.  Le scénariste et réalisateur J.P. Schaefer a voulu montrer les trois jours précédant le tragique événement et ainsi pouvoir dépeindre l’homme derrière le moment fatidique.  Mais l’exercice est ardu, car Chapman n’a pas le charisme de Manson, ni l’aura de Vader et le voir végéter toute la journée devant l’hôtel du chanteur ou se questionner dans sa chambre n’est pas ce que j’appellerais du divertissement.  Après réflexion (une nuit normalement suffit), je puis dire que Chapter 27 est…  toujours aussi ardu!!  Rien n’illumine le film, sauf si Schaefer tentait de montrer un pauvre type sans intérêt!  Que Jared Leto s’investisse autant dans le rôle rend plus pathétique l’entreprise, même si, en soi, sa performance est plus que correct (il a pris énormément de poids!)  Malheureusement, cela ne méritait pas tant de sacrifice physique et Leto ne peut porter le film sur ses épaules à lui tout seul.  Il n’y a rien à tirer d’un visionnement comme celui-ci, sinon que Lennon est, lui aussi, plus grand que nature!  Ne se trouve qu’en version originale anglaise.  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net 

LA LIGNE BRISÉE

Je ne vous apprends rien lorsque je vous écris que je hais particulièrement les scénaristes qui nous prennent pour des demeurés crédules qui gobent n’importe quoi!  Ce qui m’irrite tout spécialement est la trop grosse coïncidence, ce que j’appelle « faire p’tit monde »!!  Madame Michelle Allen est une écrivaine avec de la verve, un savoir-faire indéniable.  Malheureusement, elle a cru bon faire usage dudit cliché pour faire avancer son intrigue.  L’histoire en soi avait du potentiel sans avoir à jouer avec le destin :  deux chums boxeurs (les excellents David Boutin et Guillaume Lemay-Thivierge) se saoulent la gueule et font une bêtise en auto, ce qui « scrappera » leurs vies.  Les années passent et leurs chemins se recroisent pour une confrontation finale (je vous fais grâce du coup de théâtre d’Allen!)  Ses textes sont justes et concis, les comédiens (outre le duo principal) sont tous bons (Germain Houde, Fanny Mallette, Jacynthe René, Benoit Gouin), la direction artistique et la réalisation de Louis Choquette sont ancrées dans notre réalité et sonnent vraies.  Donc, la Ligne brisée, si ce n’était du goût douteux de l’auteure pour LE quiproquo, serait un superbe film.  Ne gâchez pas votre plaisir pour autant et faites fi de la tournure des événements qui survient à la cinquantième minute, tout le reste fait oublier les quelques années de vaches maigres qui ont suivi les Invasions barbares, la Grande séduction, C.R.A.Z.Y. et les Trois petits cochons.  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

SNOW ANGELS/DES ANGES DANS LA NEIGE

Drame social dans la plus pure tradition, Snow angels de David Gordon Green (Pineapple express; Undertow) aborde des thèmes lourds avec assez de souplesse et d’intelligence pour nous garder captif jusqu’au final coup-de-poing.  Le contre-balan que l’auteur instaure avec les débuts amoureux d’un ado et d’une nouvelle étudiante (Michael Angarano et Olivia Thirlby) rend le film plus digeste, avec sa morale à la « C’est ça aussi, la vie!! »  Mais la plus belle surprise vient de sa distribution de seconds violons :  Kate Beckinsale, Sam Rockwell, Griffin Dunne, Jeanetta Arnette, Angarano, Thirlby, …, tous jouant avec aplomb leurs personnages d’écorchés vifs survivants dans un petit village sans histoire.  Des Anges dans la neige est, je le répète, un petit drame social touchant et juste.  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

YOU DON’T MESS WITH THE ZOHAN/ON NE RIGOLE PAS AVEC LE ZOHAN

Vous savez ce que j’aime d’Adam Sandler?  C’est qu’il n’a pas peur du ridicule pour passer des messages d’intérêt public, dans le cas présent, le conflit israélo-palestinien.  Même s’il est schématisé au maximum, reste que le propos est d’actualité.  Bon, pour ce qui est du film en soi, on repassera, Sandler étant revenu à ses anciennes amours, c’est-à-dire le bon gros « pipi-caca-poil!! »  Exit la comédie plus, disons, intellectuelle (mot assez inapproprié dans son cas, je l’admets!)  You don’t mess with the Zohan fait appel à très peu de cellules grises, mais touche quand même sa cible par moments, m’ayant surpris à deux-trois reprises côté dilatation de rate.  Adam Sandler est un gars intelligent, ne le montrant pas sur grand écran, mais visant habilement son public des débuts.  Sa fidélité envers ses potes (comprenant le tâcheron Dennis Dugan à la réalisation et le sous-doué Rob Schneider en chauffeur de taxi) est une marque de respect et une preuve de tacticien indéniable, ayant pour but une plus grande main mise sur la production.  Quant à moi, je lui lève mon chapeau pour sa mission « didactique », mais pour le reste, j’ai passé l’âge!  Bof!  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

ANAMORPH/ANAMORPHOSE

Ce n’est pas parce que Tom Phelan et Henry Miller ont une connaissance accrue de la peinture qu’ils se doivent nécessairement de nous l’étaler au grand jour, avec tambours et trompettes!  Un peu de parcimonie aurait élevé Anamorph au même niveau que le Silence des agneaux et Se7en.  Malgré tout, la fluidité du propos, le choix des acteurs (Willem Dafoe, Peter Stormare, Scott Speedman), la musique en sourdine, mais toujours oppressante (de Reinhold Heil et Johnny Klimek), l’atmosphère glauque, tous ces éléments surprennent.  Mais c’est surtout la retenue des dialogues et la confiance dans ses images qui font du film de Miller un ovni plus qu’intéressant à voir.  Certes, quelques scènes sont plutôt, disons… gores (c’est la mode Décadence!!) et détonent quelque peu de l’ensemble, mais à cause de l’intrigue, du mobile semi-dévoilé et de Dafoe, Anamorph est un drame policier divertissant, à la langueur rare dans le genre.  Surprenant!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

FORGETTING SARAH MARSHALL/OUBLIE SARAH MARSHALL

J’allais faire une bêtise et passer à côté d’une comédie qui mérite plus de respect que ce qu’elle dégage (Mettons quand même les choses en perspective.  On est loin du classique instantané!)  Mes appréhensions (erronées, je l’admets!) me disaient que Forgetting SM était une sorte de sous-produit à la American pie ou à la Knocked up, mais ce n’est pas vraiment le cas.  Bien que certains passages sont plus « poussifs » et, disons…, primaires, le film de Nicholas Stoller a beaucoup d’étincelles dans son scénario, scénario porté avec aisance par son auteur Jason Segel.  Se riant des comédies sentimentales et des drames musicaux (le stéréotype du chanteur cool et égocentrique, interprété par Russell Brand,  est à la fois vulgaire et brillant), Forgetting… reste plus souvent qu’autrement au-dessus de la ceinture, ne prenant pas le spectateur pour un attardé mental ou un chaud lapin (malgré le nombre impressionnant de jolies filles!  C’est Hawaï…  J’imagine?!)  On y sourit souvent et finalement, la fin venue, on se surprend à ne pas avoir regretté ce visionnement, ayant été plutôt diverti.  C’est le but visé, non?  Oublie Sarah Marshall est dans la même veine que Grossesse surprise et 40 ans et encore puceau (du même producteur que celui-ci, Judd Apatow)  Drôle!!  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

L’AUBERGE ROUGE 

Pourquoi tant de hâte?  Est-ce une obligation, lorsqu’on tourne une comédie, de toujours précipiter l’action, d’avoir un montage syncopé et de surenchérir le jeu des comédiens?  Ce n’était pas Taxi 5 qui se tournait, mais un classique de la comédie française de Claude Autant-Lara avec Fernandel (1951).  Gérard Krawzcyk a les gros sabots de l’époque, mais point la mentalité!  Bravo pour la reconstitution, tout y est léché et stylisé, mais dans la précipitation des événements, les artisans ont oublié quelque chose : une âme.  Peut-être est-ce volontaire, vu que les aubergistes n’en ont pas vraiment, détroussant et tuant les visiteurs sans remords…  où presque, puisque la femme (Josiane Balasko) se confesse au prêtre du groupe (Gérard Jugnot) d’où quiproquos!!  Bon, certaines répliques font mouche et le trio central est délicieux (Christian Clavier étant le troisième larron), mais l’ensemble se noie dans la surenchère d’un humour souvent douteux et, au final, on se surprend à bailler devant la misère des malfrats!  Bah!  Pas déplaisant, mais point à la hauteur du premier.  2.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

DECEPTION/TROMPERIE

Du grand n’importe quoi!!  On a droit à un Dernier tango à Paris rencontre l’Affaire Thomas Crown, mais Marcel Langenegger n’est pas Bertolucci, ni Jewison et filmer avec style des fesses, des visages et des paysages n’excuse pas la minceur de l’histoire.  Dans la première partie, on a affaire à un film de c*l qui a du budget et dans la deuxième, à un film de c*l tout court!!!!  Que le scénariste Mark Bomback nous prenne pour des abrutis à ce point, c’est pratiquement une déclaration de guerre de sa part.  Comme si nous n’avions absolument aucune culture cinématographique.   Ce scénario devait traîner dans un coin de sa chambre de bain et suite au succès de Die hard 4, un producteur à flairer la bonne affaire.  Avoir autant d’illogismes et d’incohérences en si peu de temps tient de l’euphémisme!!  Ne pas dévoiler les punchs (si on peut les appeler ainsi) serait faire une fleur au film.  GRRRRRRR!!!!!  ‘Sais pas c’qui me r’tient??!!  De plus, quelqu’un peut m’expliquer l’inutilisation d’actrices…  En fait, la présence de Maggie Q, Natasha Henstridge et Charlotte Rampling, sinon à voir des fesses asiatiques, de blondes et de vieilles???  Triste…  Quant au duo principal (Ewan McGregor et Hugh Jackman), il semble que seule leur présence à l’écran peut faire le job, donc exit la progression psychologique et la compréhension du personnage.  H-E-L-L-OOO??  Deception porte vraiment bien son titre et est une méchante claque à notre intelligence.  Perte de temps pour cinéphiles qui se respectent…  1.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

LEATHERHEADS/DOUBLE JEU

Le public aime bien voir George Clooney et lui, nous le rend bien!  Acteur talentueux, scénariste intelligent et réalisateur surprenant (Good night and good luck; Confessions of a dangerous mind), monsieur « Hiii qu’ya l’air propre » vient de frapper son pygmalion.  Leatherheads est loin d’être mauvais, l’histoire porte sur les débuts du football professionnel des années ’20, Clooney a tenté le mélange comédie burlesque à la Chaplin et le drame à la Bogart, tout en gardant ses mimiques amusées des années 2000.  Hybride plutôt, euh!?...  bizarre??!!  Le scénario et la réalisation sont encore une fois brillants, sollicitant notre intelligence à plusieurs moments, mais Clooney l’acteur rate le coche.  Il cabotine beaucoup trop, insultant son talent et notre esprit critique.  D’accord pour dire que c’est amusant de le voir avoir du plaisir, mais il aurait fallu être dans l’atmosphère qu’il a installé au préalable.  Son interprétation d’un vieux gérant ratoureux/joueur d’équipe est plus caricaturale que réaliste et ça agace à la longue.  Quant à Renée Zellweger, ben…, mon amour pour elle n’a pas changé, chaque apparition me donne de l’urticaire (et pourtant, je suis encore jeune!!).  ELLE M’ÉNERVE!!  C’est viscéral et très péjoratif.  Mais Leatherheads, dans l’ensemble, se regarde tout de même bien.  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

RUN FATBOY RUN/COURS TOUJOURS DENNIS

Petite comédie anglaise prévisible, où deux comédiens tentent une expérience en solitaire.  L’acteur Simon Pegg se retrouve en tête d’affiche sans son compagnon de fortune (Nick Frost dans les excellents Hot fuzz, Shaun of the dead et la série Spaced) et David Schwimmer fait ses premières armes derrière la caméra dans une « grosse » production (le Ross de la série Friends a déjà tourné quelques  shows télé).  Est-ce concluant?  Beuh!  Run fatboy run est gentil sans plus!  Nous n’avons pas droit à l’humour subversif et pince-sans-rire habituel des films britanniques, mais plutôt à une enfilade de gags convenus et à une amourette d’une linéarité prévisible (avec l’invisible Thandie Newton).  Pegg et Schwimmer s’en sortent bien et Cours toujours Dennis se regarde tranquillement.  Bah!  Ni mauvais, ni bon!  2.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

MADE OF HONOR/UN AMOUR DE TÉMOIN

Sympathique, mais terriblement convenu!  Il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent avec le film de Paul Weiland (Roseanna’s grave; City slickers II), sinon quelques situations qui font sourire.  L’exercice de Made of honor était simplement de voir si Patrick Dempsey était vraiment de retour pour la gloire, suite à Enchanted et la série télé Grey’s anatomy et qu’il pouvait tenir le fort seul.  Le public n’a pas suivi, parce que cette production n’amène absolument rien de nouveau au genre romantique.  Tout y est typé, gros et le scénario (incluant ses protagonistes) sont assez minces.  Bah!  Si l’homme du couple veut faire plaisir à madame, Made of honor sera un choix idéal, car sans désagréable surprise.  Bof…!!  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

88 MINUTES

Tourné pratiquement en temps réel, 88 minutes a le mérite de nous tenir en haleine jusqu’à la fin (convenue, mais bon…!), tout en ayant un scénario sensé et une histoire intelligente.  Al Pacino est égal à lui-même, c’est-à-dire excellent et la horde de femmes l’entourant sont honnêtes dans leurs rôles de faire-valoir (Amy Brenneman, Leelee Sobieski, Alicia Witt).  Grâce à une réalisation près de la réalité, Jon Avnet (Righteous kill; Red corner; Fried green tomatoes) a su capturer l’essence d’une vie en suspens et on peut se permettre d’apparenter 88 minutes à la trilogie Bourne (en moins dynamique, je l’admets!)   Se regarde avec  curiosité et sollicite notre intelligence, ce qui se fait rare ces temps-ci!  Bon thriller policier!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

CONTRE-ENQUÊTE

Ce que j’ai aimé du film de Franck Mancuso, c’est qu’il ne se « bâdre » pas en détails et dialogues inutiles, comme c’est souvent le cas avec le style policier français (« bâdrer », expression du Lac St-Jean pour dire perdre, niaiser…  Bon, c’est ça!)  Malheureusement, il a le défaut de ses qualités et parfois, certains faits auraient mérité plus d’attention et que cette contre-enquête d’un père-flic (bon Jean Dujardin) qui tente de disculper l’agresseur de sa fille (Laurent Lucas) est  tirée par les cheveux par moments et joue trop avec les codes du genre pour rester crédible.  Mais Mancuso fait du cinéma et son film est plausible à la manière hollywoodienne!  De plus, sa façon de dépeindre le corps policier dans son quotidien est plus intéressante que ces superflics sans faille qu’on nous gratifie si souvent au grand écran.  Même si, personnellement, j’ai découvert tous les poteaux roses, Contre-enquête est un bon drame policier français (précisons!) et pourrait bien vous mener en bateau.  Correct!  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

SPEED RACER

Regarder ce film et vous êtes bon pour une crise ou deux d’épilepsie!  Mais que cherchaient vraiment à montrer les frères Wachowski, à part adapter une série qu’ils aimaient lorsqu’ils étaient jeunes?  D’accord, je l’admets, le contenant est « class », c’a de la gueule!  Les effets spéciaux sont impressionnants et les acteurs s’en tirent plutôt bien dans les circonstances (Emile Hirsch, Matthew Fox, John Goodman, Susan Sarandon, Christina Ricci...)  Quant à l’histoire, juste mentionner ce mot est un prétexte, car c’est une enfilade de poursuites, de cascades et d’effets, mais il y en a tout de même une, certes nunuche, mais une quand même!  Et là est tout le problème :  quelle est la clientèle visée?  Avec ses couleurs criardes, sa musique (de Michael Giacchino) et ses personnages typés, je pencherais pour les jeunes de 5 à 15 ans.  Par contre, avec le pseudo-message de pouvoir vs intégrité, la violence et le rythme survolté, l’option des 20-30 ans est envisageable.  Mais le mix des deux ne fonctionne pas!  Speed racer est loin d’être un mauvais film, mais sa longueur et cet étrange « ménage » ne l’aide pas à nous faire oublier que les Wachowski ont pondu la trilogie Matrix et écrit l’excellent V for vendetta.  Mais il y a une chose que je ne peux leur ôter, c’est d’avoir réussi à me river sur ma chaise malgré tout!  J’ai eu un malaise tout le long du visionnement et je ne pouvais détourner les yeux.  Étrange?!  Finalement, Speed racer a perdu sa course!  Celle du box-office estival, contre Iron man, Indy, les girls de Sex and the city et Batman.  Paradoxal, non?  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

THE LOVE GURU/LE GOUROU DE L’AMOUR

J’aurais voulu l’aimer!  Mais, je m’en confesse, je m’attendais à une sorte d’Austin Powers 4 (en phase de scénarisation, en passant!).  Évidemment, l’univers de Mike Myers est assez particulier et beaucoup de ses « jokes » reviennent dans the Love guru, avec encore moins de subtilités (sexe, drogue et rock’n’roll.  La totale, quoi!)  Le problème, c’est que, justement, on a affaire à du déjà-vu.  Certes, les performances des comédiens sont hilarantes (en particulier Justin Timberlake en « goaler » québécois.  « Tabernacle, j’aime les poptarts au ketchup, LA pizza québécoise »!!!  Franchement ridicule, ha! Ha! Ha!)  Malheureusement, l’histoire fut monté trop serrée et on passe vite d’une scène à une autre sans vraiment de ligne directrice.  L’ensemble se tient, mais on a peine à digérer certaines blagues d’un goût douteux.  The Love guru  fait rire à quelques reprises, mais on est loin des classiques du hockey, tel Slapshot et heu…  Les Boys???!!  « Dunlop, cri** de vieux singe!  Quand est-c’que tu vas prendre ta r’traite? »,  « Toutes, sauf d’l’ost*e d’rootbeer!! » ou « Positive thinking, la dur’té du mentaaalll. »  Ahhh!  Nostalgie…  Bof, au moins, ça parle de hockey.  Mettons?!  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

THE FORBIDDEN KINGDOM/LE ROYAUME INTERDIT

Ce n’est pas ce que j’appellerais une rencontre au sommet, style DeNiro/Pacino, mais pour les amateurs, ces deux icônes ont marqué leur genre (je suppose?!)  Jet Li et Jackie Chan dans le même film, c’est assez pour exciter les fanatiques d’arts martiaux.  Et honnêtement, le film est divertissant.  Rob Minkoff (le Roi Lion, Petit Stuart 1 & 2) a su mettre en valeur les qualités techniques des deux artistes dans des combats chorégraphiés de haute voltige à la Tigre et dragon, tout en rendant hommage aux productions des décennies passées par l’entremise du personnage-pilier, joué par Michael Angarano.  De plus, voir Jet Li rire est réellement surprenant, gage de plaisir sur le plateau?  En tout cas, c’est contagieux!  Quant à l’histoire, disons, « fantaisiste » (de John Fusco), elle sert bien le propos premier de cette rencontre « historique », où un jeune Américain friand de films de kung-fu (Angarano) se retrouve des siècles plus tôt, à devoir redonner un bâton magique au roi Singe (Li), avec l’aide d’un ivrogne (Chan) et d’un moine (toujours Li).  Ce n‘est pas tant le but final nous intéressant que le parcours à cheminer, remplit d’obstacles et de moments cocasses.  Ce mélange est un bon départ pour les profanes tel que moi, qui n’ont que Karate kid et Jack Burton dans les griffes du Mandarin derrière la cravate (Yishhh!  Honteux, je sais!)  Le Royaume interdit est « entertainant », vraiment!!  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

THEN SHE FOUND ME/MÈRE SUR PRISE 

Helen Hunt s’est franchement donné pour ce film, elle a l’air cancéreuse de fatigue!!  Blague à part, son film (elle en est la réalisatrice, la productrice, la co-scénariste en plus d’y jouer) est une belle chronique d’une futur maman à la recherche d’elle-même, d’une progéniture et de l’amour.  Cet amour se manifeste de plusieurs façons et ce, avec intelligence :  l’amour maternel, conjugal et amical.  Dans le rôle du papa « potoparental » fatigué et borderline, Colin Firth est exquis, l’interprétant à la limite de la caricature sans jamais y tomber.  Le petit plus de Then she found me, c’est la manière qu’ils abordent d’autres sujets et le comment ils les intègrent.  La religion, l’adoption, les relations extraconjugales et les retrouvailles (avec Bette Midler en maman célèbre) sont tous amenés sans flafla, intégrés au quotidien sobrement.  Comédie dramatique dans la plus pure tradition, un gramme de moins de verbiage aurait rendu Mère sur prise excellent.  Mais quand même, il se regarde très bien, malgré le rachitisme d’Helen!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

BABY MAMA/MAMAN PORTEUSE 

Depuis un moment, tout ce qui touche l’émission américaine Saturday night live n’a plus le lustre d’antan.  Chaque vedette de ces dix dernières années qui tente sa chance au grand écran n’est ni gage de qualité, ni garant d’argent au box-office, hormis Will Ferrell.  Est-ce que la donne a changé avec le duo Tina Fey/Amy Poehler?  En partie, oui!  Leur naturel ensemble, cette chimie qui se dégage, aide beaucoup à monter d’un cran cette petite comédie simpliste.  Mais la meilleure chose que les artisans de Baby mama est faite, c’est de ne pas avoir pris le spectateur pour une nouille et de ne pas avoir utilisé les éternels clichés qui polluent ce genre de comédie généralement grasse!  Certes, les personnages sont quelque peu grossiers et caricaturaux, mais jamais autant que ce que le producteur Lorne Michaels (de SNL) nous a gratifié depuis maintenant trois décennies.  Le sujet (la maternité in vitro) est traité avec tact et les quelques caméos substantiels (Steve Martin et Sigourney Weaver) font de Baby mama un agréable divertissement.  Pas le Klondike, mais pour un poulain des écuries SNL, c’est plutôt gagnant!  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

THE PROMOTION/LA PROMOTION 

Il y a longtemps que je m’étais ennuyé comme ça!  Surtout avec le peu d’attente que je m’étais bizarrement créé, à cause du duo principal.  Seann William Scott est loin d’être un comédien hors pair, mais grâce à Stifler (de la trilogie American pie), sa bouille nous est sympathique.  Quant à John C. Reilly, sa surprenante performance (acteur sérieux s’il en est un!) dans Talladega nights nous permettait d’espérer une récidive.  Niet, nada, zéro!  Je cherche encore à comprendre le but final de cette entreprise…  Est-ce une étude sociale mi-sérieuse, mi-comique sur le comportement humain?  Une caricature du système d’exploitation alimentaire?  La poursuite incessante que l’Homme se crée vers le bonheur américain?  Mais force est d’admettre que Steve Conrad (scénariste de la Poursuite du bonheur, the Weather man et Wrestling Ernest Hemingway) a raté le coche niveau humour ou tout simplement que ce n’était pas l’exercice premier.  Je ne peux même pas écrire que the Promotion était pourri, c’est juste « drab », neutre, sans saveur.  Ça ne lève pas!!!  C’est vide…  D’un pathétique ennui!!  1.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

MY SASSY GIRL/MA PETITE MALIGNE 

Ne vous laissez pas berner pas l’apparente simplicité du contenant de My sassy girl, car c’est, selon moi, une perle cachée de la comédie romantique.  Mesdames, convainquez vos hommes de le voir, ils ne seront pas déçus!  Et messieurs, ce petit film renferme des bijoux de textes et de situations inusités (et Elisha « Cute »bert!)   Ni l’improbabilité de l’histoire, ni la finale « amanchée-avec-le-gars-des- vues » ne dérangent la légère atmosphère de fantaisie et le naturel des comédiens (Jesse Bradford et Cuthbert. Enfin un rôle un peu plus substantiel pour madame Bauer de 24h!!)  Comme on dit, dans les plus petits pots, les meilleurs onguents??!!  My sassy girl de Yann Samuell (Jeux d’enfants) se prête bien à l’adage.  Délicieux moment de détente!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net 

MISS PETTIGREW LIVES FOR A DAY/MISS PETTIGREW ET LE JOUR DE SA VIE

Magnifique revisite du mythe de Cendrillon aux temps de l’entre-deux guerres, où c’est la fée marraine qui trinque!  Joué sur plusieurs plans, Miss Pettigrew… est plus qu’une simple comédie dramatique, c’est la confrontation de deux idéaux, les conformistes et les libres penseurs.  Miss Pettigrew (Frances McDormand, magnifique) joue les secrétaires pour une jeune ingénue aux mœurs légères (Amy Adams, savoureuse).  Chacune ont la double face, chacune leur jardin secret!  Ceux qui connaissent l’auteur théâtral Pirandello sauront de quoi je parle : la société ne montre que rarement son vrai visage, les masques étant des façades protectrices pour mieux évoluer et/ou survivre dans ce monde de faux-semblant (lisez la pièce le Jeu des rôles, de l’auteur.  Très appropriée!)  Le film de Bharat Nalluri, tiré d’un roman de Winifred Watson écrit en 1938 (!!), est délicieux et irrévérencieux, encore de nos jours!!  Les textes sont subtils et intelligents et les comédiens, tous sublimes.  Il y avait longtemps que je m’étais amusé autant à l’écoute d’un film et celui-ci est une belle surprise.  Court et intense!!  4/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

THE CONTRACT/LE CONTRAT

Une autre variation sur le thème éculé du kidnappeur et de sa victime, mais cette fois, malgré le syndrome de Stockholm (où la victime « s’éprend » de son ravisseur), les rôles sont inversés et le sentiment de puissance est renversé.  Bien que le thème soit mal exploité, force est d’admettre que Bruce Beresford (Driving miss Daisy; Robe noire; Evelyn) et les scénaristes Stephen Katz et John Darrouzet ont su insuffler du rythme au film et une certaine profondeur aux personnages centraux.  D’ailleurs, le duo principal tient merveilleusement le fort, malgré une crédibilité quelques fois défaillante vis-à-vis de leurs rôles (John Cusack est trop sans peur et sans reproche pour un quidam en position d’infortune!!?  Tout comme Morgan Freeman en ex-agent à l’intégrité, disons, tueuse!!)  Reste qu’ils sont bons ensemble et que peu de mots sont utiles pour passer le message, gage de talent.  Le Contrat est un petit film vif, bien ficelé et haletant.  ‘N’est pas à dénigrer!  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net 

MARRIED LIFE/POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE

Ce qu’il y a de bien avec Married life, c’est que tous les aspects du mariage sont touchés (fidélité, amour, compassion, amants, mensonges,…)  Par contre, le cadre où furent placés les protagonistes (la fin des années ’40) est trop léché pour être crédible et cela donne l’impression désagréable d’assister à du théâtre filmé.  Malgré tout, les acteurs s’en sortent à merveille et l’intrigue, secondaire, est mené à terme avec doigté (malgré la finale queue-de-poisson!)  La réalisation d’Ira Sachs est tout ce qu’il y a de conventionnel, ce qui est normal lorsqu’on a devant l’écran une distribution de choix (Chris Cooper est sublime!  Pierce Brosnan semble toujours « propre », pfffff!! Et Patricia Clarkson est exquise en femme au foyer à…  Non, non, non!  Aucun punch!)  Un approfondissement sur le sujet aurait élevé Married life à une meilleure vie (sorti directement en DVD), mais quand même, le film de Sachs s’écoute bien.  C’est un sous-Far from heaven!  2.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

AUGUST/AOÛT

Production intimiste sur les hauts et les bas d’un cadre professionnel qui se bat sur plusieurs fronts.  Josh Hartnett croyait tellement à ce projet qu’il en est le financier principal (donc, le comédien principal.  Hé!)  Intéressante incursion dans le monde d’internet, où ce ne sont pas les machines qui prennent le devant, mais les créateurs.  Par contre, en prenant les devants ainsi, Hartnett montre les limites de son talent et August s’en ressent.  Même si Austin Chick joue subtilement de sa caméra pour aller chercher l’émotion (sa photo et sa lumière sont superbes de sobriété), son film ne lève pas assez pour nous garder attentif jusqu’à la fin, fin qui surprend tout de même.  Un certain resserrement sur le personnage principal aurait été plus prolifique, au lieu de placarder tous les éléments gravitant autour de lui avec autant d’intérêt.  Cela donne en fin de compte un fouillis artistique, plausible et compréhensible certes, mais un fouillis quand même.   Correct!  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

REDBELT/CEINTURE ROUGE 

En premier lieu, l‘équation David Mamet = Jiu-jitsu titille beaucoup la curiosité.  Qu’est-ce qu’un auteur de la trempe de Mamet peut bien vouloir dire sur un sport comme le Jiu-jitsu?  Mais la machine se met en branle dès les premières minutes, l’engrenage s’installe et chaque moment, chaque geste, chaque parole a sa raison d’être.  Mamet frappe encore!!  Son véritable intérêt pour le sport (oui, oui, il l’aime!) est magnifiquement imagé et scénarisé, tout comme le choix des acteurs supportant les mots.  Chiwetel Ejiofor en maître d’école très zen est tout simplement superbe de tension intérieure.  On regrettera par contre la finale nunuche trop hollywoodienne, mais avant d’y arriver, les détours et indices laissés sont d’une finesse machiavélique.  Les plus habiles les devineront, mais se laisseront quand même transporter dans ce polar cartésien.  Brillant!  On est loin de monsieur Miyagi!!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

 WHERE IN THE WORLD IS OSAMA BIN LADEN?/MAIS OÙ SE CACHE OUSSAMA BEN LADEN? 

L’effet de nouveauté est tombé, l’intérêt se fait moins sentir.  Morgan Spurlock n’est plus la saveur du mois!  J’admets que Super size me (2004) a suscité les passions, sa façon de présenter le fastfood et ses effets était divertissante et informative, mais Where in the world… est loin d’avoir le même « bagout »!  Prétextant la venue de son premier enfant, Spurlock se sauve au Moyen-Orient pour débusquer le terroriste et creuser les racines du Mal et ce, en laissant sa femme derrière, seule!!  Bravo!  N’est pas journaliste qui veut et le « documentariste » (mot galvaudé ici) ne présente rien de franchement concret, ni de vraiment nouveau au spectateur.  Il nous promène à gauche et à droite, visite des coins touristiques et lorsque LE moment arrive (au Pakistan) où, enfin, la confrontation pourrait avoir lieu, il «choke »!!  Chicken!!!  C’est bien beau de peser le pour et le contre pour se donner une conscience morale (et un prétexte de visite guidé!), mais Where in the world is Osama bin Laden? est une perte de temps (à peu de frais, j’espère??!!  Sauf pour ceux qui le loueront quand même!  Car c’est bien de se faire sa propre opinion.  Mais je vous aurai avertis!!)  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net 

WHAT HAPPENS IN VEGAS/CE QUI SE PASSE À VEGAS 

Malgré la prévisibilité du contenu, le talent limité de ses comédiens (Ashton Kutcher et Cameron Diaz), la caricature des situations et la réalisation fade de Tom Vaughan, What happens… est une comédie légère qui se regarde avec facilité et où certaines répliques sont plus subversives qu’elles ne le paraissent.  L’intérêt principal reste bien entendu la prétendue chimie entre le duo vedette (ce qui reste à voir!), mais personnellement, j’ai trouvé le scénario de Dana Fox brillant, où les situations de pseudo-couple sont à regarder à un deuxième, voire un troisième degré, tant les aléas du mariage y sont dépeints avec sarcasme et réalisme.  On a évidemment affaire à de la grosse comédie grasse, mais quand même, Ce qui se passe à Vegas fait sourire plus souvent qu’autrement.  Donc, je dirais mission accomplie!  Bravo à eux……..  2.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

 LUCKY LUKE : TOUS À L’OUEST – LE FILM 

Je vous avoue que je suis content qu’ils aient fait appel à l’humoriste Stéphane Rousseau et au groupe RBO pour faire les voix de, respectivement, Lucky Luke et les Dalton.  Cela piquera la curiosité des quidams et ils y découvriront un film plus qu’animé, mais explosif!  « Tous à l’Ouest » fait référence au progrès dans le jargon des westerns.  Eh bien, pour la production en soi aussi!  Olivier Jean Marie et Jean-François Henry sont des artistes vivants à notre époque et ils ont amené le cowboy solitaire et ses célèbres ennemis vers une voie rafraîchissante.  Ceux qui ont connu la nouvelle série qui a sévi sur le petit écran au début des années 2000 ne seront pas dépaysés, nos héros sont toujours aussi rythmés, cyniques et du tac-au-tac!  Les autres qui sont encore à l’ère du film culte Daisy town et la Ballade des Dalton seront décontenancés, largués, « perdus ben raide » (Ce sont tout de même des classiques, mais ne vivons pas juste dans le passé, d’accord?!!)  Ce qu’il y a de plus merveilleux dans ce projet de suite, c’est que les artistes vocaux sont méconnaissables et laissent toute la place aux protagonistes animés.  Quant aux réalisateurs-scénaristes, on sent tout le respect pour l’œuvre par la multitude de clins d’œil et aux hommages rendus (regarder bien dans le lobby de l’hôtel au début!  Les deux majordomes sont René Goscinny et Morris, les créateurs de Lucky Luke!  Tout comme la musique lors de la poursuite en wagons, faisant référence directement à celle de Claude Bolling dans la Ballade…)  Lucky Luke : tous à l’Ouest est un excellent divertissement qui rafraîchit nos héros et flatte notre intellect par les nombreux jeux de mots  digne de l’auteur d’Astérix, Iznogoud et Dingodossiers.  Délicieux retour de Lucky qui tire moins vite que nos rires!!  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

TOUT EST PARFAIT

J’écrivais dernièrement que nous sommes forts dans le misérabilisme (le film dont je fais référence m’échappe…).  Tout est parfait ne fera pas exception, sauf que…  C’est fait avec goût, sobriété et intelligence.  Évidemment, le sujet est lourd, très lourd et délicat : le suicide.  Un sujet que même nos médias ne font pas étalage.  Le réalisateur Yves-Christian Fournier et l’auteur Guillaume Vigneault (fils de) s’y sont attaqués avec brio, sans complaisance et avec raffinement.  Aucun mélodrame, aucune surcharge émotionnelle, aucune réponse moralisatrice, que du concret et du « day-to-day ».  On y voit un jeune (Maxime Dumontier, convaincant) « survivre » à un pacte de suicide de ses copains et le comment il gère la crise, autant interne qu’externe.  L’approche des auteurs est réaliste, parfois crue, mais jamais déplacée.  La phrase « film nécessaire » peut vous sembler galvaudée, mais dans le cas de Tout est parfait, elle est plus qu’appropriée.  Le suicide devrait être plus discuté en société, Fournier et Vigneault ont compris comment « starter » la discussion, à nous de répliquer!!  Une production dans la veine d’Elles étaient cinq, de Ghyslaine Côté.  Chapeau!!  4/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net 

STREET KINGS/ROIS DE LA RUE 

Keanu Reeves a un jeu aussi nuancé qu’un pain blanc dans un « toaster » :  il ne bronche pas, malgré l’intensité de la scène!  Ce qui, dans le cas de Street kings, n’est pas bon du tout!!  D’ailleurs, le film de David Ayer est beaucoup trop léché et fignolé pour être crédible.  La texture de son précédent film (Harsh times, avec Christian Bale.  À voir!  Lire la rafale) est manquante, le côté brute, sale ne s’y trouve pas!  Vendre un film sur des gros noms a du bon, en autant que ceux-ci soient en forme, des noms comme Forest Whitaker, Hugh « dr. House » Laurie, Chris Evans.  Pas très intense comme performances…  Donc, on passe « go »et on ne réclame pas 200$, d’accord?!?!  Prendre le nom de James Ellroy comme scénariste (L.A. confidential; Black dahlia) était aussi un excellent coup de marketing, mais la petite histoire dit que son texte fut pondue en 1980, loin de la réalité d’aujourd’hui.  De plus, son manichéisme rend l’ensemble trop surligné et moralisateur, ce qui agace.  Ayer a déjà mieux scénarisé (Fast and furious; U-571; S.W.A.T.; Dark blue), Street kings est un sous-Training day!  Les Rois de la rue n’a rien de royal!!!  2.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

PROM NIGHT/LE BAL DE L’HORREUR

Franchement pas un grand film, mais il a l’avantage de ne pas être un remake japonais.  Un plus quant à moi!!  Autre bon point pour Prom night :  il nous dévoile dès le départ le tueur psychopathe et le fait intervenir sans « cachette », un peu à la Columbo.  D’ailleurs, le comédien l’interprétant est assez efficace (Johnathon Schaech).  Ça reste bien sûr du cliché « all over », avec tout ce que cela implique d’invraisemblances scénaristiques (surtout dans la deuxième moitié!)  N’ayant pas vu le premier, tourné en 1980 par Paul Lynch, celui de Nelson McCormick est plutôt bien mené et juste assez juteux.  Bof!!  C’est tout!!  Une autre production à mettre sur les tablettes, mais moins pire que la moyenne.  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

LA RIVIÈRE AUX CASTORS

« C’est l’histoire du petit castor.  Le plus petit, mais le plus fort… » (air connu)  Vous voulez en savoir davantage sur la Rivière aux castors, de Philippe Calderon?  Rien de plus simple!  Cliquez sur le lien quétaine.com, vous y trouverez une narration à l’avenant, mi-impro, mi-sentie; des « nanimaux ben  cutes »; des images superbes (sans cynisme ici !) et 1h15 minutes de platitude.  Mèche blanche par-ci, Mèche blanche par là…  On fatigue!!  « …La maman de Mèche blanche est terriblement angoissée de la disparition de son rejeton… », pendant qu’on la voit se lécher l’poil plein d’boue!!  Bravo l’intensité!!  ‘Manque juste des noms aux autres « namis », que je vous propose de suite :  Cabochon le nounours; Couillon le chaton; Robineux le raton; Tupudu la moufette (pas de moi celle-là!  C’est dans la Forêt verte!!)  La guerre des termites et des fourmis étaient nettement plus réussie (la Cité interdite) et Calderon ne devrait plus faire autant dans la fiction, ça mine sa belle photo.  La Rivière aux castors s’adresse à ceux en âge d’écouter les Télétubbies!!!!!!!!!!!!!!  Beuh! 2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

CHEUNG GONG 7 HOU/CJ7

Désappointé!  Déçu, très déçu du virage familial qu’a effectué Stephen Chow avec son CJ7.  Je ne comprends tout simplement pas son besoin d’aller voir ailleurs, alors qu’il a réussi à conquérir un public quand même large, avec Shaolin soccer et Kung fu hustle.  Ce besoin n’est d’ailleurs qu’à moitié rempli, tant le réalisateur cherche la bonne chimie pour toucher les plus récalcitrants à son univers bédéesque!!  Le rythme est défaillant, l’histoire décousue et c’est lui que le spectateur veut voir en premier et non le jeune Jiao Xu (tout de même doué!!)  La « bibitte » est ben « cute », mais cette transition vers un large auditoire est ratée!  Est-il à une étape de sa vie où il se questionne sur la profondeur de la galaxie et de sa carrière qui nous a valu cet étrange hybride entre la Vie est belle, Plaxmol et Gremlins??!!  Que Chow se ressaisisse rapidement, car sinon il tombera vite dans l’oubli des « one-hit wonder ».  Plus d’acting, moins d’effets, siouplaît!!  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

THE SECRET/SI J’ÉTAIS TOI

The Secret joue entre deux eaux, l’ésotérisme et la philosophie.  Malheureusement, Vincent Pérez (le Christian de Cyrano de Bergerac, eh oui!) ne réalise pas qu’il réalise une coquille vide.  La base était pourtant là, les fondements d’une recherche spirituelle, psychologique et profondément humaine se côtoyaient (merci à Ann Cherkis qui a remanié le scénario du japonais Hiroshi Saito, du film Himitsu,  1999).  Mais celle-ci et Pérez n’ont pas su explorer plus loin que de coucher des mots sur pellicule,  mots d’ailleurs portés maladroitement par l’ex-agent Mulder, David Duchovny (s’en sortira-t-il jamais?!) et la jeune Olivia Thirlby.  Visionner Si j’étais toi agace à la longue, car on attendait plus de cette histoire de réincarnation et de dilemme d’amour filial/charnel.  The Secret est creux!  Dommage…  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

DIE FÄLSCHER/LES FAUSSAIRES

Pour mériter l’Oscar du meilleur film étranger, on se doit d’être irréprochable à tout point de vue.  À plusieurs niveaux, Die fälscher est au-dessus de la moyenne, tant au niveau du scénario qu’à l’interprétation (Karl Markovics, August Diehl, Veit Stübner, …).  Évidemment, les Américains adorent lorsque les Allemands lavent leur linge sale en famille, fouillez-moi pourquoi?!  Donc, on comprend leur sympathie honorifique face à la production du réalisateur/scénariste Stefan Ruzowitzky.  Par contre, je suis peut-être un petit peu plus pointilleux que l’Académie!  Certaines scènes de camps de concentration manquent de crédibilité, tout comme la musique (de Marius Ruhland) qui se fait quelque peu larmoyante par endroits.  N’empêche que l’intérêt premier est la reconstitution d’un fait historique méconnu du public et dans l’interprétation qu’en ont fait les scénaristes, où un renommé faussaire n’a de sympathie que pour lui-même, mais se découvre peu à peu aux autres, puis se joue des Nazis, se fait rouler et leur rend la monnaie de leur pièce, pour récupérer une certaine dignité, non sans un questionnement existentiel de quel camp choisir!  Dilemme!!  Shakespeare n’a pas si bien dit avec son « être ou ne pas être »!  Les Faussaires est prenant (mais personnellement, j’ai préféré der Untergang/la Chute, d’Oliver Hirschbiegel).  3.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

DOOMSDAY/DÉVASTATION

Fait sensiblement dans le même moule que tous les films épidémiques, où les gens sont reclus et abandonnées, pour ensuite être rendues pas mal fous (style 28 jours plus tard; la série zombiesque à Romero, etc.), Doomsday de Neil Marshall (l’excellent Descent) se distingue par son mélange des genres.  Passant de Mad Max à Vanishing point, avec une « bite d’Intelligence artificielle,  le film de Marshall est savamment dosé et nous tient en haleine malgré la prévisibilité du récit, grâce, entre autre, à l’action « non-stop », aux nombreuses scènes gores et à Rhona Mitra.  Cette Sarah Connor borgne en a dans le ventre et tient le film sur ses solides épaules.  Doomsday n’a rien pour révolutionner le genre, mais reste un efficace divertissement.  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net 

NIM’S ISLAND/L’ÎLE DE NIM 

C’n’est sûrement pas bon signe si, tout le long du visionnement, je tente de me convaincre que Nim’s island de Jennifer Flackett et Mark Levin est un bon divertissement!!?!  Je sais pertinemment qu’il ne s’adresse pas à moi, ce gentil petit conte enfantin avec tout plein de créatures rigolotes ben ben cutes.  C’est donc chou…….!!!!!  Non, ça n’marche pas!  Je n’arrive pas à me convaincre!!  Nim’s island est vide, les textes sont creux, les personnages aussi!  Surtout celui de Jodie Foster qui n’amène absolument rien à l’histoire.  Ya trop de musique d’ambiance et le rythme est défaillant.  Écoutez, c’est sûrement ben amusant et l’fun, ma famille au complet a aimé.   Mais………..  Pas moi!!  « Soupir »!!!!  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net 

MY BLUEBERRY NIGHTS/UN BAISER ROMANTIQUE

Est-ce que Wong Kar Wai s’est senti intimidé par les Américains?  A-t-il eu carte blanche sur sa production?  Le choix du casting lui revenait-il en finale?  Y a-t-il eu des trips de divas sur le plateau?  Toutes ces questions se reflètent sur My blueberry nights, à commencer par le rôle principal accordé à la nouvelle venue Norah Jones, chanteuse de profession.  On est loin des performances de Bjork (Dancer in the dark) ou Barbra « Stressante » (Yentl).  Pas mauvaise en soi, elle embrasse le film sans véritable nuance, son jeu est neutre.  Peut-être était-elle gênée par la présence de Rachel Weisz, David Strathairn, Natalie Portman, Jude Law!?!  D’ailleurs, leur minois est trop présent, ce qui dilue l’atmosphère que le Chinois à l’habitude d’installer dans ses films (2046; In the mood for love).  Sa signature est tangible, mais…  Un Baiser romantique est une gentille petite production à l’eau de rose sur l’Amour et ses dérivés et une porte d’entrée pour le réalisateur en terre promise (comme plusieurs avant lui, John Woo et Ang Lee en tête!)  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

SHINE A LIGHT 

D’entrée de jeu, je ne suis pas un fanatique des shows enregistrés.  Je privilégie le direct, être dans l’action.  Deuxièmement, les Stones ne me font ni chaud, ni froid.  Par contre, voir le nom de Martin Scorsese au générique d’un spectacle « live » m’a titillé les méninges.  Connaissant son amour pour eux et pour sa ville de New York (où le film est tourné.  La salle Beacon, pour être exact!), j’ai jeté un œil sur Shine a light.  Verdict?  Keith Richards est encore plus « lette » en gros plan.  En fait, ils font encore plus vieux singes « chicotus » qu’avant (expression du Lac St-Jean pour dire maigre, rachitique.)  Scorsese à la barre des Stones?  Beuh!  C’aurait pu être n’importe qui d’autre finalement, que ça n’aurait pas changé grand-chose!  Seuls quelques documents d’archives valent le détour.  Sinon, c’est un autre spectacle bien monté, sonorisé et éclairé.  C’est tout…  Pourquoi Shine a light?  C’est tout simplement un cadeau réciproque que ce sont fait le groupe et le réalisateur, voilà!  2.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

NEVER BACK DOWN/CHACUN SON COMBAT 

C’est Karaté kid 90210!  Chaque génération cherche à avoir son film fétiche, celui qui marquera son temps.  Never back down de Jeff Wadlow ne fait pas exception, avec ses personnages typés (la belle, la brute et le tannant), les conflits amoureux triangulaires et la vengeance salvatrice en finale.  J’en ai soupé des tas avant lui!  Se démarque-t-il du lot?  Non!  Est-il divertissant?  Dans la mesure où vous n’êtes pas exigeant, oui!  Les chansons sont entraînantes et les bagarres, viscérales (vous ne vous fatiguerez pas trop de neurones!!)  S’adresse à une jeunesse en manque de courbes  et d’adrénaline!!!??!!?!  Moi, j’ai déjà les deux :  je suis marié et j’ai trois enfants, alors hein…!!  2/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net

21 

Production tout ce qu’il y a de classique dans sa facture, où appât du gain, convoitise, rédemption et amour se côtoient avec aisance.  Le réalisateur Robert Luketic (Monster-in-law; Legally blonde) a insufflé à 21 la dose normale de vivacité dans le genre, car qui dit Las Vegas dit éclat, nervosité et apparences.  L’intérêt reste sans contredit la planification du complot, où six étudiants (dont Jim Sturgess et Kate Bosworth) et leur professeur (le fictif Kevin Spacey) vont s’empêtrer et se ressortir avec coups et blessures.  Tiré d’un supposé fait divers (lire Bringing down the house, de Ben Mezrich), on suit le groupe nonchalamment jusqu’à la finale rédemptrice.  Correct!  3/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net 

UNE AFFAIRE PRIVÉE

Vous rappelez-vous de la caricature de Bruno Landry de Rock et belles oreilles, qui personnifiait un  réalisateur français pincé, avec pipe et lunettes et qui trouvait tout « nul et tout-le-monde-à-poil »?  Eh bien, on passe de la fiction à la réalité avec le film de Guillaume Nicloux :  c’est nul et tout le  monde à poil!!  Ne vous faites pas attraper par le casting de choix (Lhermitte, Cotillard, Cornillac, Darroussin, Diefenthal, Nahon, Le Bihan, Arestup, Clément), cette enquête de disparition ne mène absolument nulle part, même si les ficelles sont bien entremêlées.  Aucun rythme, aucune énergie ne se dégage d’un Affaire privée.  Deuxième raison de se méfier de ce faux-polar poilant :  cela a pris six ans avant de se retrouver sur nos tablettes.  C’est une production que même les comédiens ne crient pas haut et fort leurs allégeances.  Très pénible…  Cela aurait dû rester privé, dans la cave du producteur floué!  1.5/5 par Fran&cc