CRITIQUE EN RAFALE

BON COP BAD COP

Mais qu’est-ce que je suis fier d’être Québécois, moé là là!! On a toute qu’une carte de visite avec ça, toé chose! Hey! C’est le plus gros blockbuster « canayen » de tous les temps! Il a déclassé, oh surprise!, le film culte de 1982 Porky! Wow! Plus de 11 millions de « dollas », c’est pas rien! (……………) On a la culture qu’on mérite!! Je suis H-O-N-T-E-U-X!! Non pas que Bon cop bad cop soit mauvais en soi (ce que j’aurais énormément voulu, je l’avoue! Je me cherchais des navets pour ma liste 2006), mais Érik Canuel a fait encore une fois un excellent travail de shooting, de montage, d’éclairage, de casting… Le film punche, mais c’est DU DÉJÀ-VU MILLE FOIS! Qui a-t-il de plus que les Lethal weapon 12 ou les 48 heures 22? De plus, le scénario, d’une prévisibilité navrante, enfile les banalités d’usage à un rythme effarant, sans compter qu’il naviguera toujours entre deux eaux, soit le drame policier sordide et la comédie grossière, sans jamais vraiment prendre partie. Huard avait sûrement des démons à exorciser suite au départ des Nordiques pour pondre un texte sur le hockey, qui rapprocherait du coup les deux solitudes. Bah! C’est du marketing-ting!! L’acteur Colm Feore démontre une fois de plus son talent face à l’humoriste sur le neutre. La scène de « braillage » avec Lucie « en beauté » Laurier montre (finalement) toute l’étendue limité du jeu de Patrick, mais elle vaut le détour pour des raisons humoristiques (On est supposé rire, dans ce film, merde!! Alors, on prend ce qu’il y a!) Bon cop bad cop est un succès? Ben, tant pis pour moé!! De toute façon, j’avais déjà vu le film plusieurs fois auparavant… N.B. : à voir pour les 3 minutes de Louis-José Houde. 2.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net