CRITIQUE EN RAFALE

DOGVILLE

Ya de ces films qui méritent mieux que ça (ex.: Invasions barbares) Mais encore une fois, le temps me manque! Surtout que j'ai eu plus d'un mois pour le voir (il est sorti en DVD v.o.a le 24 août 04. Honte sur moi!! Mais sinon, Dogville et son réalisateur Lars Von Trier sont dans une classe à part. Filmé caméra à l'épaule (comme tous ses films d'ailleurs!), sa dernière curiosité s'éloigne de ses anciennes oeuvres et par le fait même du Dogme 95 (qu'il avait créé avec des collègues danois) par sa simplicité et son dépouillement. On pourrait dire que c'est du théâtre filmé expérimental, mais le montage et les comédiens (tous plus extraordinaires les uns que les autres) font que nous voyons une fiction du septième art et non le précédemment nommé. Ce qu'il y a de superbe dans Dogville, c'est le propos abordé par Trier (qui scénarise aussi!): la société pervertit! Sa mystérieuse héroïne (sublime Kidman), pour se faire accepter du village, doit se donner entière (c'est le mot!) à ceux-ci! "L'expérience", mené par un archétype de philosophe (P.Bettany), débute amicalement pour finir par dégénérer!! Lars Von Trier explique cruement, par l'entremise des types utilisés (le sage; le philo; la vieille; l'handicapé; la minorité visible...) qui représentent une société type, que l'humain pervertit même l'impervertible, même si celle-ci est issue... Pas de punch! Hé! hé! j'trippe comme un coc***!! C'est le genre de film à message que j'adore: sans compromis et clair comme de l'eau de roche. Trier est un fou... Vive Trier!! 4.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net