CRITIQUE EN RAFALE

SUNSHINE/LES DERNIERS RAYONS DU SOLEIL

Les adeptes de sci-fi l’ont attendu longtemps, ce film! Qu’a-t-il de si particulier? C’est qu’il ne nous prend pas pour des imbéciles, tout simplement! Le réalisateur Danny Boyle (Trainspotting; the Beach; 28 days later) et son fidèle scénariste Alex Garland ont concocté une aventure qui débute avec une mission de régénérescence du soleil, en 2057. Nous retrouvons donc les protagonistes (tous d’excellents acteurs, Cillian Murphy en tête) dans leur quotidien, sur le vaisseau Icarus 2, vaquant à leurs occupations, mais aussi tentant de minimiser les effets pervers de la solitude et de l’éloignement de la planète. Donc, toute cette première partie, Boyle et Garland dépeignent une microsociété, avec des archétypes qui ne tombent jamais dans la caricature. Mais, pour que le spectateur néophyte ne se lasse, ils ont incorporé, dans la deuxième partie, un corps étranger, pour monter la tension d’un cran, déjà très présente et palpable. À ce moment, ou bien on décroche, ou bien on embarque à fond. Personnellement, étant en manque flagrant d’un genre qui stagne depuis plusieurs années, j’ai gobé les quelques fils blancs des artisans de Sunshine et me suit laissé prendre au jeu du bon et du méchant, sur fond de religion et autre humanité! Sunshine est un hommage aux films qui ont fait la part belle aux années ’60, ’70 (2001, de Kubrick en tête!) Fait avec goût, de façon sobre, intelligente et soignée, le film de Danny Boyle est un baume aux dernières années de vaches maigres que nous avons eues! Je le conseille fortement. 4.5/5 par François Gauthier cinemascope@deltar.net